J’ai souvenir d’avoir lu plusieurs romans de Nicolas Rey (mais pas récemment), alors quand j’ai eu l’opportunité de recevoir son nouveau roman (édité au Diable Vauvert, une maison d’édition que j’affectionne… diablement) via une opération Masse Critique, j’ai sauté sur l’occasion.

Je vous fais le pitch

La permission de minuit est un roman écrit à la première personne mais, contrairement aux premiers romans de Nicolas Rey, ce n’est pas de l’autofiction… même si le narrateur, Diego, est également écrivain et a, à priori, à peu près son âge. Mais ce qui les rapproche s’arrête là, car Diego est un alcoolique repenti, principalement addict à se compagne désormais. Le roman commence par le mariage de Louise, une cousine de sa femme, pendant lequel il filme (ce qui lui permet de créer une distance bienvenue voire nécessaire car un mariage est un évènement dangereux pour un ancien alcoolique). Les choses ne vont néanmoins pas se passer comme prévu puisque, à minuit, au moment de l’ouverture du bal, le marié va attendre en vain sa nouvelle épousée… volatilisée. Diego va alors se transformer en enquêteur pour mieux comprendre Louise, rencontrant tout à tour ses anciens amants. Il faut dire que Louise utilise souvent la séduction comme une arme de destruction massive.

Je vous donne mon avis

C’est une enquête mais, ne vous y trompez pas, ce n’est pas un polar. Louise est le sujet du roman, mais c’est bien Diego qui en est le (anti-)héros et comprendre ce qui est arrivé à Louise est finalement plutôt un prétexte pour disserter sur les relations humaines, amoureuses mais pas que. Ce qui en fait un roman finalement assez drôle et plus profond qu’il n’y parait, et sans doute plus personnel que ce qu’on pourrait penser.

Couverture du livre La permission de minuit
Titre
La permission de minuit
Auteur
Ma note
4 sur 5 étoiles