J’ai lu plusieurs livres pendant mes vacances, je vais les chroniquer dans l’ordre de mes lectures, en commençant donc par cet essai de Daniel Baal et Nicolas Théry. C’est un peu particulier parce que je chronique rarement les essais que je lis, mais aussi parce que je travaille moi-même au Crédit Mutuel, qui est au coeur de cet ouvrage et dont Daniel Baal est le Président, et Nicolas Théry l’ancien Président.

À propos de moi

Je travaille dans le groupe Crédit Mutuel Alliance Fédérale depuis 27 ans. Enfin, pour être précis, je suis rentré au CIC, dans le cadre de mon DRT (Diplôme de Recherche Technologique), soit un premier contrat de 18 mois… pendant lequel le CIC a été racheté par le Crédit Mutuel. À l’issue de ce contrat, on m’a proposé de rester, ce que j’ai accepté… et, même si j’ai depuis changé plusieurs fois de poste, de ville et d’employeur, je suis toujours employé du Groupe Crédit Mutuel. J’avais rejoint le CIC parce que le sujet de recherche qui m’était proposé était intéressant, mais je n’avais pas « choisi » de rejoindre le Crédit Mutuel… pourtant, j’ai bien choisi d’y rester. Et plus ma conscience politique et militante se développe, plus je mesure la chance que j’ai de travailler pour une entreprise dont je partage les valeurs (globalement, on ne va pas faire d’angelisme non plus…). Mon moi de 2025 remercie l’étudiant-chercheur que j’étais alors de ne pas avoir choisi un autre employeur (voire la BNP ¡). Du coup, moi moi de 2025 était curieux de découvrir ce livre.

À propos du livre

Le titre est explicite : c’est un manifeste en faveur du mutualisme. Ce qui est moins explicite, c’est que c’est très centré (même si pas exclusivement) sur le Crédit Mutuel (ce n’est pas un soucis en soi, c’est même plutôt la conséquence du fait que la thèse du livre soit majoritairement exposée à travers l’expérience - positive - du Crédit Mutuel, mais autant le dire). J’ai trouvé intéressante, pédagogique et pertinente, la manière dont les deux auteurs dècrivent les avantages du mutualisme (une vision permettant des engagements à plus long-terme, pour allier robustesse et performance), mais aussi comment un choix a du être fait entre un mutualisme centré sur ses sociétaires, et une mutualisme au service de la société.

Je vous donne mon avis

Pour toutes les raisons évoquées ci-dessus, mon avis est (encore) plus partial que d’habitude… mais je suis heureux d’avoir lu ce livre (sur la plage ! pendant mes vacances !). J’ai particulièrement apprécié le récit, et le décryptage, de ces moment où ces choix ont été proposés aux sociétaires du Crédit Mutuel, ce qui a amené à privillégier le bien commun, notamment en faisant du Crédit Mutuel une entreprise à mission, puis à inventer le Dividende Sociétal. La bandeau sur le livre indique que « Sortir de l’ultralibéralisme est possible ». Ce sont ces décisions qui demontrent que la force du modèle mutualisme, c’est bien de permettre à un groupe bancaire de s’engager, pour plus de solidarité et pour la planète, en portant haut ses valeurs et en assumant ses responsabilités, de manière apartisane mais citoyenne.

Couverture du livre Pour une société plus mutuelle
Titre
Pour une société plus mutuelle
Auteur
Ma note
4 sur 5 étoiles